the truth about mexico
je ne pouvais résister à une offre alléchante, aller profiter de ma dernière journée de congé au Mexique, un petit voyage de 36 heures en baja california. c’était nécessaire et un incontournable. j’étais si près, ç’aurait été un crime… tijuana : je ne savais pas à quoi m’attendre en passant la frontière, je prévoyais une simple extension des états-unis, l’empire est si grand et s’impose tellement partout. mais tout compte fait, j’avais tort de m’en faire, j’ai eu l’heureuse surprise de tomber pile dans le mexique que j’ai connu, aussitôt la frontière traversée ; force est d’admettre, une belle et heureuse surprise.
et puis j’ai aussitôt retrouvé cette crainte la première fois où nous nous sommes arrêtés sur la route : est-ce safe ? suis-je en sécurité ici ? appréhension qui s’est avérée inutile, je m’en suis bien vite rendue compte, après quelques heures. et j’ai pu retrouver l’aisance, la familiarité s’est rapidement installée, en sentant les odeurs connues, en voyant l’architecture, en observant les passants, les vendeurs ambulants, négocier, les routes, les commerces à moitié pleins et leurs grilles baissées la nuit, le regard des gens et leur débrouillardise face à la non-fortune, les panaderias, les chiens, les agglomérations paysannes, les chicken-bus, l’habitude de demander à voir les chambres avant de louer pour la nuit, et bien entendu, le pacifique.
le pacifique qui fait prendre conscience du temps qui s’est écoulé.
le pacifique que j’avais pu voir en californie, mais qui pour une certaine raison a une saveur différente au sud de la frontière.
et la frontière elle-même, le rideau de fer, le contraste des deux réalités, le chocs des cultures, l’armée, los lobos, les agences de passage. tout ça du coin de l’œil, mais avec une vision tellement différente de la réalité, telle que je la concevais la première fois où j’y ai mis les pieds. une nouvelle réalité cette fois-ci, à cause sans doute du bagage d’expériences et de connaissances plus approfondi, mais qui reste encore, sommes toutes, limitée.
bref, un petit voyage éclair qui m’a permis de baigner dans ce monde, dont la vision a été façonnée il y a dix ans déjà, dans le cadre d’un certain voyage en amérique centrale.
et encore une fois, je n’aurais pas hésité à rester plus longtemps ; pour la simplicité et la valeur qui est accordée à « l’essentiel ».
et puis j’ai aussitôt retrouvé cette crainte la première fois où nous nous sommes arrêtés sur la route : est-ce safe ? suis-je en sécurité ici ? appréhension qui s’est avérée inutile, je m’en suis bien vite rendue compte, après quelques heures. et j’ai pu retrouver l’aisance, la familiarité s’est rapidement installée, en sentant les odeurs connues, en voyant l’architecture, en observant les passants, les vendeurs ambulants, négocier, les routes, les commerces à moitié pleins et leurs grilles baissées la nuit, le regard des gens et leur débrouillardise face à la non-fortune, les panaderias, les chiens, les agglomérations paysannes, les chicken-bus, l’habitude de demander à voir les chambres avant de louer pour la nuit, et bien entendu, le pacifique.
le pacifique qui fait prendre conscience du temps qui s’est écoulé.
le pacifique que j’avais pu voir en californie, mais qui pour une certaine raison a une saveur différente au sud de la frontière.
et la frontière elle-même, le rideau de fer, le contraste des deux réalités, le chocs des cultures, l’armée, los lobos, les agences de passage. tout ça du coin de l’œil, mais avec une vision tellement différente de la réalité, telle que je la concevais la première fois où j’y ai mis les pieds. une nouvelle réalité cette fois-ci, à cause sans doute du bagage d’expériences et de connaissances plus approfondi, mais qui reste encore, sommes toutes, limitée.
bref, un petit voyage éclair qui m’a permis de baigner dans ce monde, dont la vision a été façonnée il y a dix ans déjà, dans le cadre d’un certain voyage en amérique centrale.
et encore une fois, je n’aurais pas hésité à rester plus longtemps ; pour la simplicité et la valeur qui est accordée à « l’essentiel ».


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